Musée de l’Homme de Paris, un laboratoire à la recherche de nos ancêtres

ADN de nos ancêtres les hommes

Gérôme humain

Le 17 octobre 2015, le Musée de l’homme de Paris qui ouvrira ses portes se dote d’un laboratoire unique, une salle blanche afin de retrouver les informations génétiques des échantillons d’ossements humains et animaux datant de plusieurs milliers d’années.

Analyse des molécules d’ADN datant de milliers d’années

C’est dans ce laboratoire d’analyse ADN que seront étudiés les ossements et les dentitions des squelettes après nettoyage, réduction et triage provenant des sites archéologiques. Le premier tri permettra de vérifier si les échantillons bruts contiennent bien de l’ADN en quantité suffisante. Celine Bon , paléo-généticienne de son état du Muséum national d’Histoire naturelle explique que le travail se fera sur un ADN ancien donc assez dégradé par le temps, les os étudiés datant de la préhistoire et du néolithique. Notre technique sera de nettoyer parfaitement les échantillons, les réduire en poudre très fine cela pour extraire de manière chimique les segments et molécules d’ADN et repérer les informations significatives.

Reconstituer la carte génétique de nos ancêtres

L’exploitation des données de séquences ADN se fera au Généoscope d’Évry qui déterminera les paires de base contenues dans l’ADN des échantillons soumis. Cette liste de base qui totalise 4 nucléotides soit l’adénine, cytosine, guanine et thymine arrivera au Musée de l’Homme pour repérer les données génétiques significatives. L’objectif essentiel de ces analyses selon Marie Claude Kergoat, paléogénéticienne du commissariat à l’Énergie atomique est d’analyser l’ADN extrait des os, mais aussi l’ADN des microorganismes présents depuis le début en vue de trier ce qui est de l’ADN humain grâce à des programmes d’analyses de recherche des correspondantes entre les séquences ADN du génome humain.

Ces études D’ADN d’échantillons d’ossements sont capitales pour mieux comprendre nos origines, nos civilisations et l’histoire de nos ancêtres, elles permettront de reconstituer la totalité de la carte génétique d’un homme ayant vécu il y a des milliers d’années. Les paléontologues pourront ainsi comprendre comment certaines civilisations ont disparu avant d’être remplacées par d’autres.