Le test de paternité désormais exigé aux pères étrangers des enfants sud-africains

Le ministère de l’intérieur sud-africain vient de trancher sur une question ayant créé le débat concernant le test de paternité. Désormais, ce procédé sera exigé à n’importe quel immigré déclarant avoir un enfant avec une femme sud-africaine. Voici les explications !

Pour la réduction de l’obtention falsifiée de la résidence permanente par les immigrés

Cette annonce a été réalisée par Fatima Chohan, la vice-ministre de l’intérieur à l’occasion d’une rencontre hebdomadaire avec les journalistes sud-africains. Pour Fatima Chohan, les descendants nés de l’union des parents qui ne sont pas mariés doivent porter seulement le nom de leur mère sur leur certificat de naissance. Et lorsque le père décide de reconnaître l’enfant plus tard, les textes réglementaires seront différents dans la mesure où celui-ci est un citoyen sud-africain ou un immigré. Fatima Chohan d’affirmer que de nombreuses Sud-Africaines ont depuis peu de temps déclaré des étrangers en tant que pères biologiques de leurs petits, et ce, bien que cela ne soit pas le cas. Celle-ci à ajouté que ces immigrés réclament par la suite la résidence permanente pour le simple fait que l’enfant est « véritablement d’eux ». Ces immigrés ne font donc qu’abuser du système mis en place par les autorités sud-africaines, avec la conviction que l’enfant doit avoir ses deux parents à ses côtés pour s’épanouir pleinement dans la vie. Les étrangers se servent alors d’un faux argument dans le but de se voir attribuer, et frauduleusement, ce qu’on appelle une « relative permit » et cherchent ensuite tous les moyens pour obtenir la résidence permanente. Pour confirmer leur lien de paternité avec l’enfant, ces citoyens étrangers devront ainsi trouver une solution fiable qu’ils en sont vraiment les pères biologiques : le test d’ADN.

Quid des tests de paternité en Afrique du Sud?

Sachez qu’en France, n’importe quel homme qui prétend d’être le père d’un enfant, peut sans la moindre preuve reconnaître celui-ci (c’est-à-dire de se l’approprier), avant sa naissance du moment qu’il a son nom. L’enfant portera donc et automatiquement le nom du père. Les textes sud-africains sur les « Tests de paternité et la Loi sur l’enfance nouvelle » mentionnent que la personne ayant eu des relations sexuelles avec la mère d’un enfant, pendant la période où celui-ci pourrait avoir été conçu, est présumée être le père biologique sans preuve contraire. S’il n’accepte pas de se soumettre à un tel test peut alors avoir un effet sur sa crédibilité. Il est tout de même déclaré qu’il n’existe aucun pouvoir légal en Afrique du Sud pour permettre à la Cour de l’ordonner à faire un échantillon de sang à prélever dans le but d’établir la paternité. Mais il est toutefois du ressort de la Cour d’avertir la personne des conséquences de son refus. Cette situation pourrait encore susciter le débat sur la décision prise récemment par les autorités.